Dans la Lumière de la Vérité

Message du Graal de Abdrushin


1.LIVRE ◄ ► 2.LIVRE
Deutsch
English
Español
Português
Русский
Український
Magyar
Česky
Slovensky
Livre contenant


64. Aujourd’hui qu’est-ce qui sépare tant d’êtres humains de la Lumière?

Depuis très longtemps déjà, l’obscurité de la matière fine s’étend au-dessus de cette Terre comme une nuit profonde. Elle étouffe la Terre dans une étreinte si dense et si ferme que toute intuition de lumière qui monte ressemble à une flamme qui, privée d’oxygène, perd sa force et retombe sur elle-même en s’éteignant vite. Cet état de la matière fine est effrayant; à l'époque actuelle, il se manifeste dans son pire effet. L’épouvante enlèverait tout espoir de salut à celui qui pourrait le voir seulement une fois pendant cinq secondes!

Tout cela s’est produit par la faute des êtres humains eux-mêmes, par la faute de leur penchant vers la bassesse. Par cela, l’humanité a trouvé en elle-même son pire ennemi. Mais, les quelques-uns qui aspirent sérieusement vers la hauteur courent aussi le danger d’être entraînés avec les autres vers le bas, dans l’abîme, où d’autres se précipitent à une allure inquiétante.

Cela ressemble à un enlacement que suit inconditionnellement une absorption mortelle. L’absorption par la fange qui vous étouffe et vous enserre et où tout s’enfonce sans bruit. Ce n’est plus une lutte, mais seulement un silencieux, muet et sinistre étranglement.

C’est ce que l’être humain ne sait pas. La paresse spirituelle le rend aveugle aux événements funestes.

Mais le marécage exhale constamment ses irradiations empoisonnées qui fatiguent lentement ceux qui sont encore forts et éveillés, afin qu’en s’endormant, privés de force, ils sombrent avec les autres.

Telle est la réalité à présent sur cette Terre. Ce n’est pas une image que je déroule ainsi, mais la vie! Étant donné que toute la matière fine porte des formes créées et animées par les intuitions des êtres humains, un tel événement se déroule sans cesse en toute réalité. Et c’est l’environnement qui attend les êtres humains lorsqu’ils quittent cette Terre et ne peuvent plus être guidés vers le haut, vers les contrées plus lumineuses et plus belles.

Mais les ténèbres se resserrent toujours plus.

Le temps approche où cette Terre doit être abandonnée pour un temps à la domination des ténèbres, sans secours direct de la Lumière, parce que c’est le vouloir de l’humanité qui l’a entraînée ainsi de force. Les conséquences de ce vouloir de la majorité devaient forcément apporter cette fin. C’est l’époque que Jean fut jadis autorisé à contempler et où Dieu se voile la Face.

Tout autour, c’est la nuit. Cependant dans l’extrême détresse où tout, même le meilleur, menace de sombrer, voici qu’apparaît aussi l’aurore. Toutefois, l’aurore apporte tout d’abord les douleurs d’une grande purification, laquelle est inévitable avant que le sauvetage de tous les chercheurs sérieux ne puisse commencer; car à tous ceux qui aspirent au vil, la main secourable ne peut être tendue! Ils doivent chuter jusque dans ces profondeurs horribles où ils peuvent encore espérer se réveiller uniquement par des tourments qui leur donneront le dégoût d’eux-mêmes. Ceux, qui par leurs insultes en apparence impunissables, avaient pu jusqu’ici créer des obstacles à ceux qui aspiraient vers le haut deviendront silencieux, pensifs, jusqu’à ce qu’ils implorent, qu’ils mendient et qu’ils hurlent enfin pour avoir la Vérité.

Mais alors ce ne sera pas si facile; ils seront irrésistiblement conduits à travers les meules des Lois d’airain de la Justice divine, jusqu’à ce qu’ils parviennent à la reconnaissance de leurs erreurs par l’expérience vécue.

Au cours de mes voyages, en déclarant que nul être humain ne peut désigner le Divin comme son bien propre, j’ai pu constater que mes paroles faisaient l’effet d’une torche enflammée parmi les esprits humains paresseux, alors qu’actuellement beaucoup d’efforts sont déployés dans le but de découvrir Dieu en soi et pour finir, pour devenir ainsi, soi-même, Dieu.

Avec ma Parole, l’inquiétude s’est souvent éveillée. L’humanité veut s’y opposer en se cabrant parce qu’elle ne veut entendre que des paroles assouplissantes et tranquillisantes qui lui paraissent agréables!

Ceux qui se cabrent ainsi ne sont que des lâches qui préfèrent se dissimuler à eux-mêmes ce qu’ils sont pour demeurer dans l’obscurité où, tranquillement, ils peuvent faire de beaux rêves conformes à leurs désirs.

Chacun ne peut supporter d’être exposé à la Lumière de la Vérité qui révèle clairement et sans pitié les défauts et les taches du vêtement.

Par leurs sourires, leurs railleries ou leurs hostilités il en est qui veulent empêcher la venue du jour où sera distinctement reconnu, que l’édifice de l’idole «moi» ne repose que sur des pieds d’argile. De tels insensés ne font que se jouer la comédie; mais après suivra, impitoyablement, le mercredi des Cendres. Dans leurs fausses conceptions, ils ne veulent que se déifier et prendre leur aise sur Terre. D’emblée, ils considèrent en ennemi celui qui trouble cette paresseuse tranquillité.

Mais cette fois-ci, toute révolte ne leur servira à rien!

La déification de soi-même qui se manifeste dans l’affirmation qu’il y a du Divin dans l’être humain, est une atteinte malpropre à la Sublimité et à la Pureté de votre Dieu; vous souillez ainsi ce qu’il y a de plus sacré, ce vers quoi vous levez le regard avec une confiance la plus bienheureuse.

Dans votre for intérieur se dresse un autel qui doit servir à la vénération de votre Dieu. Cet autel c’est votre faculté d’intuition. Si elle est pure, elle possède une liaison directe avec le spirituel et de ce fait avec le Paradis! Ainsi, comme cela arrive souvent dans la douleur la plus profonde ou la joie la plus élevée, il est des instants en lesquels vous aussi pouvez pleinement ressentir la proximité de votre Dieu!

Vous ressentez sa proximité de la même manière que les purs-spirituels-éternels dans le Paradis la vivent constamment, et auxquels en de tels instants vous êtes étroitement reliés. La forte vibration provoquée par une grande joie ou une profonde douleur repousse durant quelques secondes, loin à l’arrière-plan, tout ce qui est bas et terrestre; la pureté de l’intuition devient libre et elle jette ainsi aussitôt le pont vers la pureté de genre semblable qui anime le Paradis!

Tel est le suprême bonheur de l’esprit humain, cette couronne de toute la Création. Les éternels dans le Paradis le vivent constamment. Il apporte la magnifique certitude d’être en sécurité. Ils sont alors pleinement conscients de la proximité de leur Grand Dieu dans la Force duquel, ils se tiennent; mais ils reconnaissent en même temps pleinement qu’ils ont atteint le point le plus élevé et qu’ils ne pourront jamais contempler Dieu.

Pourtant, cela ne les oppresse pas; connaissant l’inaccessibilité de sa Grandeur, ils ressentent une joie infinie de gratitude pour la Grâce sans nom qu’Il répand constamment à l’égard de la créature présomptueuse.

Et ce bonheur, l’être humain de la Terre peut déjà en jouir. Il est tout à fait juste de dire qu’en des instants solennels, l’être humain de la Terre ressent la proximité de son Dieu. Mais cela devient un sacrilège lorsque sur ce pont merveilleux de la conscience de la proximité de Dieu, il veut établir l’affirmation qu’il a en lui une étincelle de la Divinité.

Cette affirmation, va, main dans la main, avec la dépréciation de l’Amour divin. Comment peut-on mesurer l’Amour de Dieu à l’échelle de l’amour humain? Bien plus, comment peut-on lui donner une valeur inférieure à celle de cet amour humain? Voyez les êtres humains qui se représentent l’Amour divin comme un idéal sublime devant seulement tout endurer en silence et, de surcroît, tout pardonner! C’est en cela qu’ils veulent reconnaître le Divin qui doit accepter toutes les insolences de ces infimes créatures, comme c’est le cas chez les plus faibles, les plus lâches des êtres humains que l’on méprise pour cela. Réfléchissez donc à l’outrage monstrueux qui est ancré là.

Les êtres humains veulent commettre impunément des péchés afin de pouvoir causer à Dieu la joie de leur pardonner sans qu’ils aient à les racheter. Pour admettre une chose pareille il faut être borné sans mesure, d’une paresse coupable ou bien, être conscient de sa propre faiblesse au point de désespérer vouloir aspirer vers le haut. Mais l’un est aussi répréhensible que l’autre.

Représentez-vous l’Amour divin clair comme le cristal, rayonnant, pur et grand! Pouvez-vous alors imaginer qu’Il puisse être aussi mielleux et faiblard au point de céder bassement comme les êtres humains le voudraient tant? Là où ils souhaitent la faiblesse, ils veulent édifier une fausse grandeur. Ils fabriquent une fausse image uniquement pour pouvoir se donner quelques illusions, pour se consoler de leurs propres défauts qui les font entrer avec empressement au service des ténèbres. Où se trouvent la fraîcheur et la Force qui appartiennent inconditionnellement à la pureté cristalline de l’Amour divin? L’Amour divin est inséparable de l’extrême Rigueur de la Justice divine. Il est la Justice même. La Justice est Amour, et l’Amour à son tour ne repose que dans la Justice. Et c’est là uniquement que réside aussi le Pardon divin.

Lorsque les églises disent que Dieu pardonne tout, qu’Il pardonne réellement, cela est juste! C’est le contraire de l’être humain qui considère comme parfaitement indigne celui qui a expié une faute quelconque. Par ce genre de pensées, il se charge doublement de culpabilité parce qu’il n’agit pas selon la Volonté de Dieu. La justice manque ici à l’amour humain.

Dès qu’il aspire vers le haut, la répercussion de la divine Volonté créatrice purifie chaque esprit humain de sa faute dans sa propre expérience vécue ou dans son amendement volontaire.

Lorsqu’il ressort des meules de la matière pour retourner dans le spirituel, alors il se tient purifié dans le Royaume de son Créateur, peu importe de quelle manière il a un jour chuté. Il est exactement aussi pur que celui qui n’a encore jamais failli. Son chemin l’a cependant d’abord conduit dans l’achèvement des Lois divines, et c’est en cela que repose la garantie du Pardon divin, de sa Grâce!

N’entend-on pas fréquemment de nos jours cette question angoissée: comment des années d’une telle détresse ont-elles pu se produire avec l’assentiment de la Volonté de Dieu? Où est donc l’Amour, où est la Justice? L’humanité, les nations, souvent les familles et les individus questionnent! Cependant, ceci ne devrait-il pas plutôt être la preuve que l’Amour de Dieu est bien différent de ce que beaucoup aimeraient se l’imaginer? Essayez donc une fois de vous représenter l’Amour de Dieu pardonnant tout, mais tout, ainsi qu’on s’efforce convulsivement de le dépeindre! Sans aucune expiation personnelle, tolérant tout et pour finir, pardonnant encore généreusement. Quel résultat pitoyable obtiendrait-on? L’être humain s’imagine-t-il si précieux que son Dieu doive en souffrir? Serait-il donc encore plus précieux que Dieu? Qu’y a-t-il donc au fond de cette prétention de l’être humain?

En réfléchissant paisiblement, vous butez sur mille obstacles et vous ne pouvez arriver à une conclusion que si vous rapetissez Dieu, que si vous Le rendez imparfait.

Mais Il était, Il est, et Il demeure Parfait, peu importe l’attitude des êtres humains.

Son Pardon repose dans la Justice. Pas autrement. Et c’est dans cette immuable Justice que repose aussi uniquement le grand Amour encore si méconnu!

Perdez l’habitude de mesures terrestres. La Justice de Dieu et l’Amour de Dieu valent pour l’esprit humain. La matière ne joue ici aucun rôle. Elle est formée par l’esprit humain lui-même et, sans l’esprit, elle ne possède aucune vie.

Pourquoi vous tourmentez-vous si souvent avec des futilités purement terrestres que vous ressentez comme des fautes et qui n’en sont pas du tout?

Seul ce que l’esprit veut au cours d’un acte est déterminant pour les Lois divines dans la Création. Mais cette volonté spirituelle n’est pas l’activité de la pensée, c’est l’intuition la plus intime, le véritable vouloir de l’être humain, qui seul, peut mettre en mouvement les Lois de l’au-delà et qui les déclenche aussi autoactivement.

L’Amour divin ne se laisse pas rabaisser par les êtres humains; car dans la Création, c’est en Lui que reposent aussi les Lois d’airain de sa Volonté qui est portée par l’Amour. Et ces Lois s’achèvent de la manière avec laquelle l’être humain s’y adonne. Elles peuvent le relier jusqu’à la proximité de son Dieu ou elles dressent un mur indestructible qui jamais ne peut être abattu si ce n’est par l’adaptation finale de l’être humain, ce qui équivaut à obéir, ce en quoi il peut seul trouver son salut, son bonheur. D’une seule coulée, la grande Œuvre ne présente aucun défaut, aucune faille. Chaque insensé, chaque fou qui veut autre chose, s’y fracassera la tête.

L’Amour divin agit en cela uniquement en fonction de ce qui est utile à chaque esprit humain et non pas en fonction de ce qui lui procure sur Terre de la joie et lui semble agréable. Il dépasse cela de loin, parce qu’Il domine tout l’Être.

Plus d’un être humain pense très souvent comme suit: si l’on doit s’attendre à la détresse et à la ruine que doit provoquer une grande purification, dans sa Justice, Dieu doit envoyer des prédicateurs pour exhorter à la pénitence. Il faut donc que l’être humain soit averti d’avance. Où est Jean qui annonce ce qui va arriver?

Ce sont là des malheureux avec des pensées vides qui se voudraient grandes! Seule une prétention issue du plus grand vide se cache derrière de tels cris. Ils le chasseraient bel et bien et le jetteraient en prison!

Ouvrez donc les yeux et les oreilles! Les événements de la nature et les catastrophes sans cesse croissantes ne sont-ils pas des avertissements assez sérieux? Les événements en Russie et en Chine ne parlent-ils pas un langage suffisamment grave? Les Allemands eux-mêmes des régions limitrophes n’exhalent-ils pas leurs plaintes sous le fouet de leurs, de nos ennemis? Mais on danse et on passe avec légèreté par-dessus la misère et l’effroi du prochain. On ne veut pas voir, on ne veut pas entendre!

Un prédicateur de la pénitence est venu aussi il y a 2000 ans et la Parole incarnée l’a suivi de très près. Mais de nouveau les êtres humains ont mis tout leur zèle à effacer le pur Éclat de la Parole, à L’obscurcir afin que la Force d’attraction de sa Luminosité s’éteigne peu à peu.

Et tous ceux qui veulent dégager la Parole des plantes parasites s’aperçoivent bien vite comment les messagers des ténèbres s’efforcent convulsivement d’empêcher tout éveil joyeux!

Mais aujourd’hui, il ne se reproduit plus aucun événement comme au temps du Christ! En ce temps vint la Parole! L’humanité avait son libre vouloir et se décida à ce moment-là principalement pour le refus, pour le rejet! Dès lors, les êtres humains furent donc soumis aux Lois qui s’attachèrent auto-activement à la libre décision ainsi prise. Les êtres humains trouvèrent sur le chemin qu’ils choisirent eux-mêmes tous les fruits de leur propre volonté.

Bientôt le cycle va se boucler. Tout s’entasse de plus en plus et s’accumule comme un mur qui va bientôt s’effondrer sur l’humanité qui, sans se douter de rien, vit dans la stupidité spirituelle. À la fin, conformément à la nature, il ne lui restera plus la liberté de choisir lorsque le temps de l’accomplissement sera venu.

Il faudra alors que les êtres humains récoltent ce qu’ils ont semé antérieurement, à l’époque de Jésus, ainsi que ce qu’ils ont semé au cours de leurs égarements ultérieurs.

Aujourd’hui, pour le Règlement des comptes, sont, de nouveau, incarnés sur cette Terre tous ceux qui rejetèrent la Parole à l’époque du Christ. Aujourd’hui, ils n’ont plus droit à un avertissement préalable et à une décision renouvelée. Pendant deux mille ans, ils ont eu suffisamment de temps pour se raviser! Ainsi, quiconque accepte une fausse interprétation de Dieu et de sa Création et qui ne s’efforce pas de Le saisir dans sa Pureté, celui-là ne L’a pas du tout accueilli. C’est même pire, parce qu’une fausse croyance empêche de saisir la Vérité.

Mais malheur à celui qui falsifie ou altère la Vérité pour se faire populaire ou parce que cette forme est plus commode et plus agréable aux êtres humains. Il ne se rend pas seulement coupable d’avoir falsifié et d’avoir induit en erreur, mais encore il porte toute la responsabilité de ceux qu’il a attirés à lui grâce à l’appât de la commodité et de l’agrément. Il ne sera pas secouru lorsque son heure de rétribution arrivera. À juste titre, il sera précipité dans les profondeurs d’où il ne pourra jamais sortir. C’est ce qui a été permis à Jean de voir et de signaler dans son Apocalypse.

Et lorsque commencera la grande purification, il ne restera plus cette fois de temps aux êtres humains pour se révolter ou même s’opposer à l’événement. Les Lois divines, dont l’être humain se fait si volontiers une fausse image, s’achèveront alors impitoyablement.

C’est précisément dans le caractère terrible de cette époque, la pire que la Terre ait jamais vécue, que l’humanité apprendra enfin que l’Amour de Dieu est très éloigné de la mollesse et de la faiblesse qu’elle avait l’audace de lui attribuer.

Plus de la moitié de tous les êtres humains du temps présent n’appartiennent pas du tout à cette Terre!

Cette humanité a tellement sombré depuis des millénaires, elle vit si obstinément dans l’obscurité que, dans son vouloir malpropre, elle a jeté de nombreux ponts vers les sphères obscures qui se trouvent bien au-dessous de ce plan terrestre. C’est là que vivent des êtres profondément déchus dont le poids de matière fine ne donnerait autrement jamais la possibilité de remonter sur le plan terrestre.

Il y avait là une protection pour tous ceux qui vivaient sur la Terre, de même que pour ces déchus, eux-mêmes. Ils sont séparés par la Loi naturelle de la pesanteur de la matière fine. Là, en bas, ils peuvent donner libre cours à leurs passions et à toutes leurs bassesses sans causer de dommages. Leur vie de débauche sans freins ne touche là-bas que des êtres en affinités avec eux, de même que la façon de vivre de ces êtres les affecte en retour. Ils se font ainsi souffrir mutuellement ce qui les conduit au mûrissement, mais pas à une nouvelle culpabilité. Par la souffrance, le dégoût de soi-même peut un jour s’éveiller, et avec le dégoût, le désir de s’éloigner de ce royaume. Avec le temps, ce désir devient un désespoir rempli de tourments qui peut enfin amener avec lui la plus ardente prière, et ainsi le vouloir sérieux pour l’amendement.

C’est ainsi que les choses devaient se passer, mais le faux vouloir des êtres humains a changé cela.

Par leur vouloir obscurci, les êtres humains jetèrent un pont vers le domaine des ténèbres. Ils tendirent ainsi la main à ceux qui vivent là-bas; par la force d’attraction du genre semblable, ils leur donnèrent la possibilité de monter sur la Terre. Ils trouvèrent naturellement l’occasion d’une nouvelle incarnation qui, selon l’ordre cosmique normal, n’était pas encore prévue pour eux.

Sur le plan terrestre où, grâce à la matière dense, ils peuvent vivre en commun avec les êtres plus lumineux et meilleurs, ils ne font que se causer du tort et se chargent ainsi d’une nouvelle culpabilité, ce qu’ils ne peuvent pas faire dans les profondeurs, car là-bas, leur bassesse ne peut être profitable qu’à leurs semblables parce qu’ainsi ils parviennent finalement à prendre conscience d’eux-mêmes et à en avoir du dégoût, ce qui contribue à leur amélioration.

Ce chemin normal de toute évolution, l’être humain l’a perturbé par l’emploi indigne de sa libre volonté; avec elle, il a jeté des ponts de matière fine vers le domaine des ténèbres de sorte que, de là, les déchus purent se lancer comme une meute sur le plan terrestre dont maintenant ils peuplent, en jubilant, la plus grande partie.

Puisque les âmes lumineuses doivent reculer devant les ténèbres là où elles ont solidement pris pied, il était facile aux âmes plus sombres parvenues à tort sur le plan terrestre d’obtenir une incarnation qui autrement était réservée à une âme lumineuse. L’âme obscure y aura trouvé quelque appui dans l’entourage de la future mère, laquelle lui aura fourni la possibilité de s’accrocher et de déloger l’âme lumineuse même si la mère ou le père faisaient partie des plus lumineux.

C’est ainsi que s’explique l’énigme «qu’un mouton noir puisse souvent naître de bons parents». Mais si une future mère fait plus attention à elle, à son entourage le plus proche et à ses fréquentations, alors ceci ne pourra pas se produire.

Il faut donc reconnaître que c’est seulement de l’Amour si la répercussion finale des Lois balaie enfin en toute Justice ceux qui n’appartiennent pas au plan terrestre, afin qu’ils s’effondrent en bas dans ce royaume des ténèbres auquel ils appartiennent eux aussi de par leur genre. Ainsi, ils ne pourront plus entraver l’ascension des plus lumineux ni se charger eux-mêmes d’une nouvelle culpabilité, mais au contraire, ils s’ouvriront peut-être à la maturité par le dégoût de leur propre expérience vécue.

Évidemment, le temps viendra où le cœur de tous les êtres humains sera saisi avec une poigne d’airain et où l’orgueil spirituel sera inexorablement extirpé de chaque créature humaine. Alors tombera aussi chaque doute qui à présent empêche l’esprit humain de reconnaître que le Divin n’est pas en lui, mais au contraire, bien Haut au-dessus de lui; que le Divin ne peut se tenir sur l’autel de sa vie intérieure qu’en une Image la plus pure vers laquelle il lève le regard en une humble prière.

Ce n’est pas une erreur, mais une faute lorsque l’esprit humain confesse vouloir être lui aussi Divin. Une telle prétention doit le faire chuter, car elle équivaut à une tentative d’arracher le sceptre des Mains de Dieu et de le tirer jusqu’au même degré que l’être humain, un degré qu’il n’a même pas une fois encore assumé, préoccupé qu’il est d’être plus et de contempler les Hauteurs qu’il ne pourra non seulement jamais atteindre, mais même pas connaître. Il aura passé ainsi à côté de la réalité en faisant de lui dans la Création un être non seulement inutile, mais pire encore, nuisible.

À la fin il lui sera prouvé avec une redoutable précision que par sa fausse conception et dans la décadence de sa situation actuelle, il ne correspond même pas à l’ombre de la Divinité... Tout le trésor du savoir terrestre qu’il a péniblement accumulé au cours des millénaires se révélera alors comme rien à ses yeux épouvantés. Désemparé, il vivra d’expérience sur lui-même à quel point les fruits de son effort unilatéralement terrestre lui deviendront inutiles et même préjudiciables. Qu’il se souvienne alors de sa propre divinité, s’il le peut!

Avec contrainte, il entendra résonner ce Commandement: «À genoux, créature, devant ton Dieu et Seigneur! N’essaie pas de t’élever toi-même de façon sacrilège au rang de Dieu!»

L’égotisme du paresseux esprit humain ne va pas plus loin.

C’est alors seulement que cette humanité pourra penser à une ascension. Ce sera aussi l’époque où s’écroulera tout ce qui n’est pas construit sur une base juste. Les existences artificielles, les faux prophètes ainsi que les associations qui se forment autour d’eux s’effondreront d’eux-mêmes. Alors éclatera la fausseté des chemins actuels. Plus d’un de ceux qui sont remplis d’une satisfaction intérieure s’apercevront avec horreur qu’ils se tiennent au bord du précipice et que, faussement guidés, ils glissent rapidement vers le bas alors qu’ils s’imaginaient en train de s’élever et s’approcher fièrement déjà de la Lumière! Ils reconnaîtront qu’ils ont ouvert toutes grandes, les portes de leur défense, sans avoir de troupes derrière eux, qu’ils se sont attirés des dangers qu’ils auraient évités dans le cours normal d’un événement naturel. Heureux celui qui, alors, trouve le juste chemin du retour.

Message du Graal de Abdrushin


Livre contenant

[Message du Graal de Abdrushin]  [Résonances du Message du Graal] 

contact